année 1943 : fin

le travail, la vie dans la baraque, les temps libres

Lorsque Roland et ses compagnons durent se mettre au travail, ils arrivèrent dans un atelier composé de 25 machines : des tours à décolletage, des tours revolver. Aucun ne connaissait vraiment ces matériels, en France ils avaient tous des métiers différents : électriciens, mécaniciens automobiles, armée (aviation et marine), bouchers, etc. Ces machines devaient leur servir à fabriquer des vannes et des raccords pour des bouteilles de CO2 destinées à la Luftwaffe.

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André :" nous étions commandés par le Directeur Mr Litch et par Mr Young le Régleur. Je ne pense pas que l'un d'entre nous ai eu à se plaindre d'eux. Le premier était déjà âgé et surement un peu dépasser par son poste, le second nous ne savions pas trop son rôle: mystère! Nous ne fournissions pas de gros efforts pour réaliser du bon travail, la plupart des pièces usinées nous revenaient à rectifier du centre d'Angers où elles étaient contrôlées. C'était un organisme de la Luftwaffe."

Roland : "vendredi 3 septembre 1943, alerte dans la nuit, bombes tombées près de l'atelier, plus d'électricité. Mardi 23 et mercredi 24 novembre 1943, alertes et bombes tombées sur le quartier, nous avons eu chaud, l'usine a pris un coup : plus de travail. Vendredi 26 novembre, une bombe est tombée près des douches, elle n'explose que samedi après-midi. Samedi 27 novembre, réparation des baraques pour la 2ème fois. Vendredi 10 décembre, les machines redémarrent."

Le samedi après-midi et le dimanche étaient libres (congés), le samedi souvent occupé par la lessive que parfois des femmes russes effectuaient, le courrier adressé à la famille, les achats de nourriture. Le dimanche permettait de sortir dans Berlin et ses environs où les gens du sto étaient autorisés : les bars, restaurants, cinémas "kino", les music-halls, cabarets, etc. Le 15 août 1943, le groupe eu la bonne idée d'installer le drapeau français (qu'une ouvrière allemande  de l'usine avait accepté de confectionner) sur le toit de la baraque. La bonne idée devint rapidement mauvaise : visite de la police et descente du drapeau.

 

groupe-au-drapeau-1943.jpgAndré est devant à gauche avec le drapeau

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